The Smell Of Us : rencontre avec une jeunesse Parisienne peu connue.

The Smell Of Us de Larry Clark en salle mais pas dans toute la France, pourquoi ?

The Smell of us

 

Interdit aux moins de 16ans en salle, le dernier film de Larry Clark, The Smell of Us, faisait déjà parler de lui avant le début du tournage. Un appel aux dons via crowdfunding avait été fait à travers le site Movie Angels. Bientôt une mini série de huit épisode réalisée par Thomas Kimmerlin, Un été avec les kids de Larry Clark fut diffusée sur la chaîne Arte, permettant  de comprendre le déroulement du tournage ainsi que les pensées des participants jusqu’au clap de fin. Un documentaire déjà chargé en émotion, un avant goût du film que nous attendons impatiemment.

En ce Mercredi 14 Janvier nous n’avons pas besoin de nous concerter pour savoir quel film nous allons voir. Avec chance nous avons deux petits cinémas classés art & essai, le Caméo (Saint Sébastien et Commanderie), près de l’appartement qui nous permettent régulièrement de voir des films qui ne passeront pas dans le grand UGC au coin de la rue. Un coup d’œil sur les horaires de programmation de The Smell Of Us nous fait pousser un cri de révolte… Une seule séance par jour, ce n’est pas comme si ce film était attendu non ? Pourquoi seulement 24 copies en France ? On peut dire en tous cas que nous avons la chance à Nancy d’avoir ces deux petits Caméo qui nous font voir des merveilles ! Pour cette première séance quelques jeunes se sont rassemblés devant l’établissement, nous serons donc  une petite vingtaine de tout âge devant l’écran.

Nous vous rappelons l’intrigue avant de passer à quelques détails :

Paris, Le Trocadéro.
Math, Marie, Pacman, JP, Guillaume et Toff se retrouvent tous les jours au Dôme, derrière le Palais de Tokyo. C’est là où ils font du skate, s’amusent et se défoncent, à deux pas du monde confiné des arts qu’ils côtoient sans le connaître. Certains sont inséparables, liés par des vies de famille compliquées. Ils vivent l’instant, c’est l’attrait de l’argent facile, la drague anonyme sur Internet, les soirées trash « youth, sex, drugs & rock’n’roll ».
Toff filme tout et tout le temps…

 

[Attention quelques spoilers dans la suite de cet article]

Du skate, il y en aura tout au long du film et ce n’est pas plus mal, ça fait du bien même ! Tout comme la musique, vous aurez le droit à une belle palette avec du blues en passant par le jazz, le rock ou encore le punk, Larry Clark, dans le rôle de Rockstar, allant même jusqu’à pousser la chansonnette en interprétant Will You Miss Me When I’m Gone de The Carter Family. Les plans s’enchainent, tantôt caméra au point, parfois au téléphone impliquant le spectateur au plus près du film. Toujours de beaux aspects photographiques nous laissant ainsi percevoir l’œil du photographe derrière celui du réalisateur. Après avoir fait la « connaissance » de cette bande de jeune au spot de skate, nous allons principalement suivre Math.

Aux premiers abords ce jeune homme semble assez banal, presque perdu entre la fin de l’adolescence et le monde des adultes, perdu aussi au milieu des jeunes de son âge nous le voyons errer dans la nuit. Au fil de l’histoire nous découvrons que Math se prostitue (entraînant JP avec lui), restant presque amorphe avec ses clients, laissant parfois Toff filmait le tout. On finit par comprendre un des soucis du jeune homme, il semble être asexué ! Pourtant son plus gros problème reste sa mère (Dominique Frot), droguée et alcoolique que nous découvrirons à la fin du film poussant même jusqu’à l’inceste malgré les refus de son fils. Mais Math ne se confie qu’à une seule personne JP, qui lui tombe amoureux de son ami sans que celui-ci ne comprenne la force des sentiments de l’autre. Nous verrons alors JP essayait de faire revenir Math sur terre, lui faire ouvrir les yeux sur la vie qu’il mène. Sans résultat le jeune homme finira par se suicider sur le lieu de travail de sa belle mère, le Palais de Tokyo.

A coté nous avons Marie, amoureuse de Math, qui lui n’en a rien à faire. Au début ne connaissant pas le secret des garçons sur leur prostitution celle ci va développer une certaine jalousie envers JP qui passe beaucoup de temps avec leur ami. Lorsqu’un des membres du groupe lui avoue ce qu’ils font, elle n’hésitera pas à envoyer un message à la belle-mère de JP pour lui expliquer que le jeune homme se prostitue, espérant ainsi pouvoir passer plus de temps avec Math.

Et bien sûr Toff, qui film tout, tout le temps. Présenté par Larry Clark comme son alter ego. Le jeune homme filmera jusqu’à la dernière scène qui semble marquait un air de liberté pour ce petit groupe d’ami.

[Fin du Spoiler]

 

Alors, parents, quand vous ne savez pas vraiment ce que fait votre enfant, qu’il évite quelques questions et sort très souvent, peut être devriez-vous vous inquiétez ?

Un film à voir si vous avez aimé les précédents films de Larry Clark.
Un film à voir si vous aimez les histoires d’adolescents perdus.
Un film à voir si vous aimez être surpris.
Un film à voir si vous avez besoin de nouveauté.
Un film à voir, tout simplement pour enrichir votre culture personnelle.

Comme précédemment dit, il n’existe que 24 copies en France, donc si le film ne passe pas dans un cinéma près de chez vous n’hésitez pas à faire la demande à votre cinéma. Ils pourraient faire en sorte de pouvoir le passer.

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